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  • Photo du rédacteurVéronique Vandebroeck-Abeels

Constipation et grossesse



Définition :

La constipation est définie par :

  • L’existence d’une fréquence de selles inférieure à 3/semaine et/ou

  • Par des selles dures et difficiles à passer et une sensation de blocage et/ou

  • Par des difficultés d’évacuation et des selles moins fréquentes (plus d’une fois sur quatre ou + de 25% du temps sur les 3 derniers mois)

Prévalence :

Pendant la grossesse, la constipation augmente, touchant près d’une femme sur trois ou quatre.


Conséquences :

La constipation peut être responsable d’un réel inconfort abdominal, de ballonnements, voire de pathologies anales.


Facteurs de risque de la constipation lors de la grossesse :

o Les modifications hormonales survenant avec la grossesse expliquent en partie la constipation. La motricité intestinale est diminuée sous l’effet de l’imprégnation hormonale oestro-progestative, de l’augmentation de la relaxine et de la diminution de sécrétion de motiline.

o Pendant le deuxième trimestre de la grossesse, l’absorption colique de l’eau est augmentée, expliquant un assèchement du bol fécal et davantage de difficultés de transit.

o On peut également penser qu’en fin de grossesse la taille importante de l’utérus gravide entraîne des modifications dans le positionnement du colon et du rectum, pouvant gêner la progression des selles.

o La relative sédentarité associée à cette période peut aussi intervenir.


Traitement :

o Avant tout, prendre des mesures diététiques pour favoriser le transit : augmenter la ration en fibres non digestibles dans leur alimentation, en consommant davantage de fruits et légumes, des oléagineuses, et surtout de céréales complètes

o Eviter des aliments gras, ou transformés ou des produits laitiers trop fréquents.

o Etre à l'écoute du ressenti du besoin défécatoire et Opter pour une position défécatoire adéquate aux toilettes (marche pieds).

o Bonne hydratation fréquente et régulière, et l’eau enrichie en magnésium (Hépar) .


o Faire de l'exercice physique régulièrement (marche, natation ou autre activité adaptée et compatible avec le stade de la grossesse), pour favoriser le mouvement intestinal.


o Si malgré ces mesures le problème de constipation perdure, un traitement médicamenteux à base de laxatifs peut être mis en place. Comme tout traitement médicamenteux il est conseillé de le prendre sur avis médical. Toutefois on peut se référer aux informations claires consultables sur le site du CRAT (Centre de Référence des Agents Tératogènes). On peut y lire : « On préférera en cours de grossesse, soit un laxatif de lest type mucilage (sterculia, ispaghul, psyllium, gomme de guar), soit un laxatif osmotique (PolyEthylèneGlycol, lactulose, lactitol ou sorbitol).

o L’utilisation ponctuelle d’un laxatif lubrifiant est possible (huile de paraffine dans les spécialités où elle n’est pas en association).

o Si un laxatif stimulant doit être utilisé ponctuellement pour une constipation opiniâtre, on préférera le séné.


o Au moment de l’accouchement, il n’est pas rare que le transit s’interrompe quelques jours, entrainant un durcissement des selles. Ceci ajouté à la fragilisation des tissus du périnée après l’étirement qu’ils ont subie, est propice à la survenue d’une fissure anale ou d’une crise hémorroïdaire qui touchent environ 30% de femmes dans le post partum. Aussi peut-il être opportun de proposer un traitement laxatif pour encadrer le péri partum.


!! Bien souvent ces problèmes de constipation disparaitront dans l’année qui suit l’accouchement.


Véronique ABEELS - SEXOLOGUE clinicienne et KINE SPECIALISTE en Rééducation Abdo- Pelvi- Périnéale : 0032 495510695 Piétrebais Belgique



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